CHATEAU DE VILLEROUGE TERMENES
:
LA
VISITE
Pour faire court, en 1321, c'est au Château de Villerouge Terménes que
fut brûlé Guilhem Bélibaste, le dernier Parfait.
L'inquisition a rempli le rôle qui lui avait été confié.
Plus de détails, soit dans mon article "Villerouge Termenes" , soit en cliquant ci-dessus sur Bélibaste.
La visite du château est libre.
L'hotesse d'accueil vous remet un casque qui permet d'écouter les commentaires liées à chacun des films relatant la vie du château, et des principaux personnages historiques. Dès qu'on quitte
une salle, le commentaire s'arrête, et un nouveau commentaire démarre dès qu'on entre dans la salle suivante.
C'est le seigneur du château qui nous fait l'honneur d'un petit discours de bienvenue, perché au-dessus de nos
têtes
Intitulée « Le Monde de Guilhem Bélibaste, dernier Parfait Cathare »,
la visite guidée audiovisuelle donne un aperçu du catharisme, de l'importance et du rôle de l’archevêché de Narbonne et de la vie quotidienne de la baylie de Villerouge-Termenès au XIVème
siècle.
Commentaires audios, vidéos et diaporamas défilent, côtoyant des mannequins costumés et des fresques murales restituées, comme celle
ci-dessous.
Plus vraie qu'une vraie, créée il y a quelques années seulement, cette carte murale est une reproduction fidèle. Son aspect vielli, oeuvre de l'artiste, est un choix délibéré, et somme toute,
judicieux.
Un des derniers "habitants" du château vous invite à regarder,
incrustée dans le sol, une vidéo, à vos pieds :
En continuant la visite, on peut admirer une autre reproduction de fresques,
elle aussi, vieillie par l'artiste peintre.
Après avoir passé une porte, on est saisi par un effet de surprise.
Je n'en dis pas plus, pour le préserver.
L'explication audiovisuelle, réglée sur chaque salle - un exploit technique- nous renseigne sur la technique de "décoration" des
salles d'un château,
ainsi que sur l'origine latine du mot fresque.
-- a droite de la photo, on distingue une vidéo en bleu foncé --
I
nutile de saluer cet artiste. D'un tempérament très renfermé, concentré sur son art, il ne répondra pas.
L'artiste est un peu pâle. En effet, depuis le temps qu'il peint en intérieur, il a eu peu l'occasion de voir le soleil.
Regardez bien la précision de la reproduction du visage. C'est un autre petit secret du château que vous révélera l'hôtesse d'accueil, si on le lui demande gentiement.
Par la porte, on aperçoit l'écran vidéo, qui, en boucle, vous narre une séquence de la vie locale ou une page du catharisme. Contraste des techniques.
Sur la photo suivante, on voit comment est constitué et peint le motif de la fresque :
A l'abri des créneaux, on aperçoit, au centre, les ruines d'un moulin.
Les guetteurs pouvaient observer les collines alentours :
Le petit coin banquette, devant la "fenêtre" :
Il n'y a pas que des peintres qui ont oeuvré dans ce château.
Des experts de la poutre et de la charpente ont exprimé leur savoir-faire :
Propriété de l'archevèque de Narbonne jusquà la Révolution, le château appartenait à Pierre de Peyrepertuse. A cette époque, on savait
vivre, il le donna a sa fille, en dot, lors de son mariage avec Olivier de Temes.
On savait vivre, mais les appétits de certains étaient grands. En 1100, le pauvre Oliver dût rendre le chateau à l'archevèque de Narbonne.
Ainsi se termine ce résumé de la viste du Château de Villerouge
Terménès. Certes, ce n'est pas le plus impréssionnant des monuments médiévaux, mais la visite vaut le détour.
Le système audiovisuel, très bien conçu, permet de s'informer sur le catharisme, la mission de l'inquisition, sur la force de conviction des deux camps, sur la dureté des moyens mis en oeuvre
pour éradiquer une foi "non conforme" au dogme de l'église catholique.
Dans l'enceinte du château, un restaurant médiéval vous propose des plats et boissons "comme à l'époque".
Par Eric Andreoli
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Publié dans : L'Aude en photos
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